Bonjour,

Bienvenue sur cette page consacrée à Line Fromental et notamment à son ouvrage "Brins d'Enfance".
Lumineux, gai et touchant, "Brins d'enfance" est le premier ouvrage de Line Fromental. Elle l'a écrit seule - textes et illustrations - à l'intention de sa première petite fille, pour lui transmettre une connaissance de sa propre enfance.
Line Fromental a fait sa carrière dans le domaine médical. Elle est Maman de deux enfants aujourd'hui adultes, et vit dans l'Hérault.
L'intérêt d'un éditeur pour son ouvrage, la publication et le succés public du livre sont autant de suprises pour elle, qu'elle considère comme des cadeaux de la vie.

Arroser les légumes du jardin, réchauffer les poussins dans la cheminée, guetter le klaxon de l'épicier ambulant, suivre le Tour de France à la radio, goûter le premier raisin, s'endormir sous les étoiles...

PRESENTATION

Entretien vidéo avec l'auteur Line Fromental - 10'

Présentation de l'éditeur

Ce récit parle de l'ordinaire d'une fillette des années 50. De sa vie dans un hameau du Midi de la France. De son tête-à-tête avec la nature.
C'est un témoignage touchant, empreint de sensibilité, qui apporte un grand moment de bonheur, de sérénité ; un délicieux bouquet de souvenirs. Ce livre est aussi l'histoire d'une transmission. La transmission de notre culture...

Languedocienne de souche, Line Fromental, pharmacienne, a longtemps travaillé dans la presse écrite. Sa plume aiguisée nous emmène sur les chemins merveilleux d'une douce et simple enfance.

Line Fromental, née en 1950, vit à Montpellier. Son activité professionnelle a suivi une double orientation : la santé (pharmacienne en laboratoire) et l’information (collaboratrice de la presse médicale et de la presse grand public). Elle s’est toujours passionnée pour la communication et a travaillé à en améliorer les langages. Sur le plan théorique, avec une thèse universitaire sur l’information en matière de santé. Et pour le plaisir, au travers de reportages.
Dessin et peinture comptent beaucoup pour elle en termes de recherche autant qu’en mode d’expression.
Devenue grand-mère, elle a décidé d’écrire « afin de mieux partager, par-delà les générations et leurs différences, ce qui constitue notre culture commune ».

« Écrire… Écrire pour vivre. Écrire pour dire. Écrire pour comprendre. Pour chercher ce qu’il reste à entendre, à savoir, à transmettre. Ce qu’il reste à se dire. J’ai tellement écrit et tout autant jeté… Pages détachées, encre diluée, textes délaissés. Mots desséchés. Jusqu’à ce moment où, grand-mère devenue, les bruits, les saveurs, les parfums se sont fixés, parlant du lien qui m’attache à la vie. Pour elle, pour l’enfant, la fillette demain en quête de savoirs, les mots mis au présent seront un autre pont. »

Source :
http://www.autour-des-auteurs.net/fiches/fromental.html

Un livre très lumineux, plein de gaieté et de foi en la Vie.
Line Fromental parle de l' enfance non avec passéisme, mais avec le respect de cette période de la vie qui construit tant de ce que nous devenons par la suite, en fonction de tous ces messages et leçons de notre entourage que nous ne percevons pas forcément sur l'instant.
Et lorsque, parfois, l'entrain de ses mots laisse également transparaître quelque réflexion fataliste sur la vie, ou secrète peine ou blessure, c'est avec une telle délicatesse et une telle pudeur que cela vient renforcer la si grande humanité qui transparait d'elle à travers chaque page du livre.

Ainsi, qu'elle soit gaie ou triste, il y a beaucoup d'émotion dans ce livre, jusqu'à l'épilogue très touchant et tout en retenue.

L'écriture est très agréable car la construction même des phrases, des différents récits reflète beaucoup de malice et d'humour. Les descriptions autant des choses matérielles que des ressentis ou des sentiments font appel à tous les sens et cela permet une très grande perception, une très grande réalité.
Il y a enfin beaucoup de poésie également dans le propos, ainsi que dans l'écriture.

La lecture de "Brins d'Enfance" est un véritable délice que l'on savoure avec grand plaisir.

Véritable récit de vie, d'une partie de vie, "Brins d'enfance" est un ouvrage conseillé à toutes les personnes qui souhaitent se lancer dans l'écriture de leurs propres mémoires.


"BRINS D'ENFANCE" DANS LES MEDIAS

La Gazette

La Gazette, le 3 Décembre 2009
"C'est ici, précisément sur cette terre battue, que j'ai rencontré un boa. Il était près de midi au soleil. Il faisait très chaud (…) Le voisin, armé d'une grande pelle, frappait le sol avec violence. Par terre, un serpent. Un serpent que je jugeais gigantesque. Une banale et inoffensive couleuvre de Montpellier, sans doute, que mes yeux de petit enfant élevaient au statut mythique de boa."
Originaire de Saint-Martin-de-Londres, Line Fromental revisite avec une fraîcheur toute simple son enfance entre Pic Saint-Loup et Hortus. Elle avait cinq en 1955. C'était avant la télé, l'ordi, les rollers et les poupées Barbie. En ce temps de "tête-à-tête avec la nature", la fillette pêchait et chassait avec son oncle quand elle ne s'amusait pas à transformer une chrysalide de cigale en petit "fantôme". Le tonton parlait à la coquineta "la langue des vieux, la langue des hommes entre hommes", bref, le patois. Parce que "sinon, tout se perd". Et avec ce petit livre sans prétention, un peu du tout se retrouve.

Midi Libre - Nature et Patrimoine

Rubrique "Nature & Patrimoine" – 15 novembre 2009

Histoire universelle
Chacun sait que la page "Nature et Patrimoine" a depuis longtemps fait sienne la formule que c'est en parlant de son village que l'on a le plus de chance d'être universel. Alors, lorsque nous parvient un livre qui parle de la vie dans un simple hameau, quelle joie ! L'auteur, avec un beau talent descriptif, dans un style frais et joyeux très réussi, y raconte en trente chapitres (tableaux ?) par touches délicates et fortes, le quotidien d'une petite Languedocienne au siècle dernier. Un authentique témoignage, aussi poétique que précis, avec l'idée de partage et de transmission comme fil conducteur d'un bonheur délicat et rare, dans un monde où tout était précieux : le premier raisin choisi et offert comme un présent, le tesson vernissé ramassé dans la vigne, le morceau de verre poli brillant au milieu du gravier... Plus qu'universel, sentimental et juste.

Le bonheur ceuilli brin à brin
C'est l'histoire d'une fillette. D'une vie de château en Languedoc, pleine de petits bonheures, cueillis et rapportés brin à brin dans un livre, cinquante ans plus tard, par la charmante femme qu'est devenue cette pitchoune-là. Disons-le d'emblée : ces bonheurs se partagent. Dans le souvenir certainement, jamais dans la nostalgie (sentiment ambigu).
Que vous soyez du midi, du nord, homme, femme, adolescent, campagnard, citadin, ces récits vous toucheront au cœur, résonneront dans votre mémoire et votre vécu. Ces bouts et brins de rien du tout (essentiels, quoi), sont si joliment mis en valeur par l'écriture, qu'ils composent, au final, le plus somptueux des bouquets, un remède contre la tristesse.
Les remèdes, les médicaments, l'auteur connait (elle est pharmacienne). L'écriture aussi. En tout genre, y compris le journalisme (presse médicale et Midi Libre). Sa thèse ? "Information et santé (au sujet de l'accident d'anesthésie du ministre Jean-Pierre Chevènement).
Que sait-elle faire encore ?
Mille choses. Elle peint, dessine. Ce qui lui a permis d'illustrer son livre. Une ouvrage qui témoigne avec allégresse de l'importance de la transmission. Au fil de la lecture, que vous soyez homme, femme, etc... (voir plus haut), vous vous retrouverez par enchantement dans la peau d'une gamine de cinq ou six ans, vivant ses aventure, partageant ses enthousiasmes ("ouiii !"), ses curiosités, apprenant la vie par l'exemple.
Deux personnes pour le donner cet exemple : Mamé, digne et vaillante grand-mère aux mains calleuses qui pourtant n'abîment pas la soie la plus fine ; et Tonton, Tonton Pierre le bien-aimé, qui sait tout sur tout (les plantes, les animaux, le Tour de France, l'ombre, le soleil).
Ils habitent une maison dans un hameau, ce fameux château qui n'en est pas un (enfin, si, c'est la partie haute du Mas de Londres, dans l'Hérault). Durant les périodes de l'année où la petite quitte la maison de papa-maman au village pour ses séjours au Château, elle plonge avec délice dans un autre monde, celui d'une campagne où tout est différent..

Pas question ici de plagier et de raconter autrement les trente chapitres qui se succèdent. Une sorte d'énumération, peut-être, pour éclairer et donner envie : les petits poulets (ici on ne dit pas poussins), la chèvre, les lapins, la camionnette de l'épicier, la pêche aux grenouilles, le soleil qui se lèvre pile entre le Pic Saint-Loup et l'Hortus à condition d'être à l'heure, les retours de la mer sur le porte-bagages de la Mobylette de Tonton, puis le petit train... L'étape du Tour ("Vas-y Bobet !") et son incroyable caravane.

Une mention spéciale aux champignons, aux coins enseignés par Tonton. Leur piste conduit à l'émotion de l'épilogue. Pas tout droit, en flânant et en ayant parfois un peu peur de se perdre. Mais non, Tonton est là, toujours là, jamais parti. Le lui a-t-il assez répété, à sa nièce, quand elle était petite : "Débrouille-toi !" Grâce au bagage qu'il lui a offert, comme ça, juste en montrant, elle se débrouille plutôt bien, la petite, maintenant qu'elle est grande."

Article rédigé par Jacques Bruyère

Transmettre - Paroles de l'auteur :

En quelques mots, voici comment Line Fromental présente "son bébé" :

- Petite fille
"Ce livre est né de l'immense bonheur d'avoir une petite-fille et de cette réflexion : comment les enfants venus au monde après l'an 2000 pourront-ils imaginer ce qu'était la vie d'un enfant il y a à peine cinquante ans ? Une quantité de savoirs et de vécus qui ne seront plus perpétués tellement les choses ont évolué, qui se perdront pour le commun des mortels, que l'on ne retrouvera que dans des ouvrages universitaires. A l'époque où l'on parle de terroirs, de racines... Dommage."

- Anecdote
"J'ai fait le choix de la manière anecdotique. Des anecdotes suffisamment illustratives d'un mode de vie, à but ethnographique et distrayant. Il s'agit d'un témoignage sur le fonctionnement d'une société, sans jugement de valeur et sans passéisme. La question de savoir si "c'était mieux avant" ne se pose pas. Tout à changé, rien n'a changé. Ce qui donne du sens, c'est le lien, la filiation. Une sorte de pédagogie par l'exemple."

- Apprentissage
"Pour moi, petite fille, dans ma "vie de château", jouer, c'était aider les adultes, faire comme eux : arroser le jardin, sortir la chèvre, attiser le feu, couper l'herbe pour les lapins. Je croyais vraiment que je faisais tout cela. Et je le faisais ! Quand je réussissais, j'étais très fière.
Je participais à la vie, j'imitais les grandes personnes. J'avais des responsabilités. On me laissait la liberté de faire des choses importantes. "Je travaille", disais-je avec sérieux. Je me régalais, oui. Grandir, c'était acquérir certains gestes de la vie. Un apprentissage. Avec de l'amour."

Midi Libre - Edition Locale

Edition Locale : Saint Martin de Londres, 10 décembre 2009

"Brins d'enfance", le bonheur est dans le pré
Line Fromental est née dans la cave coopérative de Saint-Martin-de-Londres, en ces années d'après-guerre du siècle dernier, encore tout empreint de vie paysanne.
Et puis sa force de vie l'a poussée vers d'autres chemins, celui de la liberté, de la ville et de la recherche pharmaceutique. Aujourd'hui, pour l'amour de sa petite-fille, cette jeune grand-mère au regard pétillant éprouve à son tour le besoin d'être passeur de mémoire et raconte "comment c'était quand elle était petite".
En deux mois, elle a écrit et illustré "Brins d'enfance", un recueil émouvant et sensible de trente récits glanés au gré de ses souvenirs qui se rappellent la vie simple d'alors où "il faisait chaud l'été et froid l'hiver". Ici, rien n'est nostalgique, rien ne juge l'avant et le maintenant et si les ans passent et diffèrent, seul se transmet "l'Amour car le bonheur est intemporel".
Il était une fois une petite fille qui apprit la vie de la nature, des plantes et des bêtes, de l'usage des choses simples et des savoirs ancestraux auprès des figures tutélaires qu'étaient sa mamé et son tonton Pierre. Le château de sa grand-mère c'était le Mas-de-Londres, "la campagne de la campagne, un paradis", son refuge. On y découvre Les-Buis-De-Derrière-La-Cure, ce palais de feuilles qui abritait tant de jeux faits de bouts et de bâtons et de petits cailloux et au fil de sa plume apparaissent, claires et précises, une foule d'anecdotes : la corne de la camionnette de l'épicier Caizergues, l'eau, respectée comme une denrée rare que les femmes tiraient de la fontaine, les habits de travail et ceux du dimanche, l'odeur des foins.
Pour cette petite fille de 5 ans, jouer c'était aider au travail des adultes, c'était faire comme les grands : mener la chèvre à l'herbe, arroser les légumes du jardin de l'Oustalet ou plumer le poulet.
Et puis rien ne pouvait égaler la compagnie complice du tonton, ce savant des choses simples et des grands bonheurs qui initia la Coquineta à la pêche à la grenouille, aux bons coins pour les écrevisses et à ceux des tchirilles, les girolles de la garrigue.
Ces brins d'enfance font un bouquet de souvenirs en mémoire de ceux qui l'ont aimée et pour ceux qu'elle aime. Un bouquet de bonheur pour se rappeler que toujours le bon aide à supporter le difficile.

Présentation de "Brins d'Enfance" dans la rubrique littéraire de l'émission "39 minutes chrono" du 05 mars 2010, sur la chaine 7LTV.

Le passage relatif au livre se situe à environ 14'30"
(vous pouvez déplacer le curseur de lecture directement à cet emplacement, en cours de visionnage).


39 minutes chrono du 0503 par 7LTVMONTPELLIER

Brins d'enfance - Line Fromental - Voir l'article sur le site de Biblioblog
Par Laurence, le vendredi 30 juillet 2010
- Biographies et Autobiographies -
Line a 5 ans en 1955 et séjourne régulièrement dans le mas de sa Mamé et de son oncle Pierre près de Saint Martin de Londres. Auprès d'eux, elle apprendra les choses simples qui rendent une vie pleine et heureuse : entretenir le feu, économiser l'eau, voir naître une couvée, s'occuper du potager et des animaux, aller à la cueillette des champignons, à la pèche aux grenouille etc.
La couverture m'a d'abord fait penser à un roman jeunesse. S'il est vrai que l'enfance est au cœur de ce recueil de souvenirs, et que la romancière l'a écrite en pensant à ses propres petits-enfants, ce récit s'adresse avant tout à un public adulte. Habituellement peu friande des témoignages autobiographiques, j'ai lu celui-ci avec plaisir, sans doute parce qu'il m'a rappelé des lieux et des épisodes qui m'étaient familiers.

Chaque chapitre réveille l'un ou l'autre des souvenirs encore intacts dans la mémoire de Line Fromental et l'ensemble forme une chronique de la vie languedocienne dans les années 50. Certes, il n'y a rien d'extra-ordinaire (au sens étymologique) et pourtant chaque épisode se transforme sous la plume de la romancière en un mini-événement pour la petite fille qu'elle était à l'époque.

Line Fromental qui n'a voulu ici garder que les bons souvenirs, ne tombe pas pour autant dans l'évocation sirupeuse. Avec une écriture sans fioriture mais agréable, elle égrène ces petits riens qui ont marqué son enfance à la campagne. Et l'on sent qu'au-delà des gestes quotidiens, ces réminiscences sont avant tout intimement liée aux deux habitants du Mas, Mamé et Oncle Pierre, deux êtres que Line Fromental a aimé au-delà de tout et à qui elle rend hommage dans ce texte.

Alors bien sûr, ce n'est pas un récit qui bouleversera le paysage littéraire français, et certains pourront dire que ce n'est qu'un récit autobiographique de plus dans une production qui en compte déjà beaucoup. Oui, évidemment, mais Line Fromental le fait avec élégance et ces brins d'une enfance heureuse m'ont permis de retrouver les paysages de ma région, cette langue d'oc que parlent encore nos vieux et les souvenirs de mes propres parents et grands-parents.

Extraits :
Le hibou vient chaque soir se percher sur le plus grand des arbres, face à la maison, pour nous interpréter sa chanson d'été.
Tiout, tiout, tiout…
On l'appelle « Tchot » en patois.
Le tchot n'a pas bonne presse, sans doute parce que, dans des temps anciens, il portait malheur et se faisait clouer, ailes en croix, sur les portes des remises. Et aussi parce qu'il annonce la pluie. La mauvaise pluie.
Si quelqu'un te dit : « Ploura leu, lous tchots se quillou ! » sache que ce n'est pas de bon augure. « Il pleuvra bientôt, les tchots se perchent ! » signifie que tu te mets trop en avant. Que tu risques d'attirer sur toi une méchante pluie, la foudre, du plomb peut-être.
Tiout, tiout, tiout…
Le chant du tchot, exquise mélodie, est le plus beau des souvenirs sonores.

Brins d'enfance de Line Fromental - Voir l'article sur le site de Place aux Femmes de Geneviève Tapié

Les Dimanche, « les souliers blancs qui blessent au contrefort... et l'élastique de la chaussette en laine qui étrangle le mollet sous le genou ! », le ton est donné d’emblée par Line Fromental dans des « Brins d’enfance »* qu’elle vient de publier aux Editions du « Papillon rouge ».
« Quand je serai grande, je serai architecte ». Elle est devenue pharmacienne, a épousé un médecin, et, peut-être lassée des vapeurs du laboratoire, s’est mise à écrire, elle a travaillé dans la presse écrite, avant de nous offrir les brins de cette enfance qu’elle nous raconte avec talent.
Dans les années 1950, le Mas de Londres, une commune proche de Saint Martin de Londres, abrite la maison du Tonton et de la Mamé, un Mas, blotti contre l’Eglise, au village, c’est Le Château, et si c’est bien loin d’être le luxe, elle y passe ses congés, ses vacances, pour Line, sans coup férir, c’est la vie de château.
Pensez ! « Au Château, Mamé est sonneuse de cloches… » ; à la campagne, « la cloche de l’église rythme le quotidien … », et « sonner la cloche donne des avantages … » à cette petite fille qui pointe du doigt, déjà, ses différences : « entrer dans le chœur, exclusivement réservé aux garçons et aux hommes, curé et acolytes, pour réparer un peu l’innommable injustice ». Et de la Mamé, dont on dit qu’elle n’a jamais travaillé : « Je ne comprends pas bien : elle travaille toute la journée ».
Avec justesse, Line va alors nous brosser un dessein de femme, veuve, un enfant de six ans sur les bras, un autre qui allait venir au monde. Alors, il faut se débrouiller. On l’aide un peu dans le village pour les vignes, mais il faut survivre. Seule, elle cultive un jardin, élève poules et lapins et… brode, brode, brode … Des bas de soie, (pour les industriels de Ganges ?) « sans quitter son mas, toute la journée, toute l’année », à en perdre la vue.
Tout y est dessiné, illustré. Le trait de l’auteure est sûr : la cheminée, la maison des animaux, le camion de Caizergues l’épicier, la chambre où l’on étale les cartes de Mamé (son « Trésor » de cartes postales) sur le lit.
« Et puis, Mamé nous a quitté… ». Pas sûr!
Car si vous allez sur le haut du village au Château, vous verrez qu’elle est toujours là !


QUELQUES ILLUSTRATIONS DE LINE FROMENTAL

LE BLOG DE LINE FROMENTAL

Retrouvez ici les informations concernant Line Fromental, notamment les dates et lieux des prochaines rencontres pour parler de son ouvrage "Brins d'Enfance".

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